On entend constamment ce refrain historique biaisé : « Avant 1948 et l'arrivée du sionisme, les Juifs vivaient en paix et en parfaite sécurité dans le monde arabe. » Les faits démentent formellement cette réécriture de l'histoire. Le 1er juin 1941, à Bagdad, éclatait le Farhoud. Profitant du vide politique, une foule irakienne endoctrinée par la propagande nazie du Premier ministre Rachid Ali al-Gillani et du Grand Mufti de Jérusalem (Amin al-Husseini) s'est ruée sur la communauté juive locale, pourtant installée sur place depuis l'exil de Babylone, soit 2 600 ans d'histoire. Le bilan de ces deux jours de vagues d'émeutes, commises le jour même de la fête de Shavouot, est effroyable : des centaines de morts, des milliers de blessés, des viols, des nourrissons jetés dans le Tigre, et plus de 900 habitations juives pillées sous les yeux d'une police complice. Ce massacre s'est produit sept ans avant la création de l'État d'Israël. Il prouve de manière indiscutable que la haine anti-juive dans la région n'est pas le produit du conflit israélo-arabe actuel, mais une réalité préexistante. C'est le Farhoud qui a poussé la jeunesse juive d'Irak à s'armer clandestinement, avant de fuir massivement vers la seule terre capable de garantir leur sécurité : Israël. L'histoire nous enseigne que seule la souveraineté nationale et la force défensive protègent notre peuple.
01/06/2026
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