Nouvelle Organisation Sioniste

Fondée par Jabotinsky en 1935, la Nouvelle Organisation sioniste fut l’organisation internationale du sionisme révisionniste jusqu’en 1946.

La Nouvelle Organisation sioniste (en anglais : New Zionist Organization, abrégé NZO ; en hébreu : he הסתדרות ציונית חדשה, abrégé he הצ"ח), généralement abrégée en français NOS, est une organisation sioniste révisionniste fondée en 1935 par le courant de Vladimir Jabotinsky après sa rupture avec l'Organisation sioniste mondiale. Elle entend remplacer ou concurrencer celle-ci en affirmant explicitement comme objectif immédiat l'établissement d'un État juif, l'ouverture de la Palestine mandataire à une immigration juive de masse, l'affirmation d'une majorité juive sur les deux rives du Jourdain et la constitution d'une représentation politique juive plus large que les seules institutions sionistes existantes.[1][2]

Elle sert de cadre politique international au camp jabotinskien, aux côtés de Brit Hatzohar, du Betar, de l'Etzel, ainsi que d'autres organisations révisionnistes, religieuses, féminines, sociales ou sectorielles.[2][3][4]

Élue par 713 000 votants, principalement d'Europe orientale, son assemblée constituante se réunit à Vienne en septembre 1935 et élit Jabotinsky à sa tête. L'organisation reste active jusqu'en 1946, année de son retour progressif dans le cadre sioniste unifié, de sa fusion avec le Parti de l'État juif dans le cadre des United Zionist-Revisionists et de sa dissolution formelle.[5][6][7][8][9][10]

Histoire

Origines de la rupture

La Nouvelle Organisation sioniste naît d'une crise longue entre les révisionnistes et la direction de l'Organisation sioniste mondiale (OSM). Le courant de Jabotinsky reproche à l'OSM son gradualisme, son refus de proclamer clairement l'État juif comme but immédiat du sionisme, son attitude jugée trop conciliante envers le Royaume-Uni mandataire, ainsi que son hostilité à une diplomatie propre des partis sionistes.[1][11]

En 1934, l'exécutif mondial de Brit Hatzohar lance une pétition internationale destinée au Parlement britannique et à d'autres États pour attirer l'attention sur la situation des Juifs d'Europe et réclamer leur aide à l'établissement d'un foyer national juif en Eretz Israël. Environ 600 000 Juifs signent cette pétition dans 24 pays.[2]

La rupture s'accélère en 1935, lorsque le Conseil général sioniste adopte une clause de discipline destinée à empêcher les activités politiques extérieures des partis membres. Selon les synthèses encyclopédiques, cette décision conduit à un plébiscite interne chez les révisionnistes, lequel entérine la sortie de l'OSM et la création d'un organisme sioniste concurrent.[1][11]

En avril 1935, l'exécutif mondial de Brit Hatzohar décide de créer une organisation sioniste indépendante. Une consultation mondiale des membres révisionnistes est annoncée pour le 2 juin 1935 afin d'approuver cette séparation ; dans l'intervalle, les membres du parti et des organisations affiliées reçoivent l'ordre de ne pas participer aux élections du Congrès sioniste ni d'acheter le shekel sioniste officiel.[2][12]

Le congrès constituant de Vienne (septembre 1935)

L'assemblée constituante de la Nouvelle Organisation sioniste se tient à Vienne en septembre 1935. Jabotinsky la présente comme le Congrès de l'espoir, censé rompre avec l'ambiguïté stratégique de l'OSM et affirmer sans détour l'objectif d'un État juif en Palestine avec majorité juive sur les deux rives du Jourdain.[2]

L'organisation est élue par 713 000 votants ; Samuel Merlin souligne que ce chiffre dépasse celui des électeurs du 19<span class="wiki-template-fallback">e</span> Congrès sioniste, réuni à la même époque et élu par 635 000 votants. La séance inaugurale est présidée par Jacob de Haas, puis Jabotinsky est élu à la tête de l'organisation.[5]

Le programme adopté formule comme but la rédemption du peuple juif et de sa terre, le relèvement de son État et de sa langue, et l'implantation des trésors sacrés de la tradition juive dans la vie juive. D'après l’Encyclopaedia Judaica, ce programme doit être atteint par la création d'une majorité juive en Palestine, l'édification d'un État juif fondé sur la liberté civile et la justice sociale, le retour à Sion de tous ceux qui le souhaitent et la liquidation de la dispersion.[1]

Structure et innovations institutionnelles

Jabotinsky voit dans la NOS une tentative de doter un peuple sans État d'institutions représentatives propres. La charte adoptée à Vienne prévoit ainsi la création d'un Parlement juif ou Assemblée nationale sioniste, qui devait être élu par l'ensemble des Juifs, qu'ils soient ou non membres officiels de l'organisation, et se réunir tous les trois ans.[2][13]

Le congrès discute aussi de la création d'une Légion juive pour la protection de la paix juive. L'idée est finalement renvoyée à une commission spéciale, par vote majoritaire, malgré l'opposition soutenue des délégués américains, notamment de Jacob de Haas. Le comité financier adopte en outre un budget de 90 000 dollars pour l'activité organisationnelle de l'année suivante.[14]

Développement et activité (1935-1939)

Entre 1935 et 1939, la NOS tente d'agir comme un organisme sioniste concurrent de l'OSM, avec sa propre diplomatie, ses conférences, ses campagnes de collecte et ses réseaux affiliés. Elle fait du combat contre la partition, du plan d'immigration de masse et de l'organisation politique indépendante du peuple juif ses priorités.[2][15]

Guerre, déclin et retour (1939-1946)

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la présidence de la NOS appelle la jeunesse juive à soutenir les démocraties alliées. Le 5 septembre 1939, elle déclare que la place de la nation juive est sur tous les fronts où la Pologne, le Royaume-Uni et la France combattent pour les fondements de la société face au nazisme.[16]

La mort de Jabotinsky en août 1940 prive la NOS de son principal dirigeant, de son arbitre doctrinal et de son principal diplomate. Les clivages internes déjà existants s'en trouvent renforcés.[17][18][19]

Organisation et composition

La NOS et Brit Hatzohar

La Nouvelle Organisation sioniste ne se confond pas entièrement avec Brit Hatzohar (l'Union mondiale des sionistes révisionnistes), même si les deux cadres restent étroitement imbriqués. La NOS est conçue comme l'organisme sioniste global concurrent de l'OSM, tandis que Brit Hatzohar demeure le parti révisionniste proprement dit.[3]

En pratique, les deux structures fonctionnent de façon largement superposée. Des rapports de 1938 sont ainsi présentés conjointement au nom de la présidence de la NOS et de l'exécutif de Brit Hatzohar.[3]

Organisations affiliées

Autour de la NOS gravitent plusieurs organismes du camp jabotinskien, parmi lesquels le Betar, l'Etzel, des organisations féminines révisionnistes, des cadres ouvriers nationaux, des groupes religieux révisionnistes comme Brit Yeshurun, ainsi que des organisations spécialisées comme Brit HaHayal.[4][19]

Le Jabotinsky Institute indique que l'immigration clandestine est organisée conjointement par l'Union des sionistes révisionnistes, la NOS, le Betar et l'Etzel.[4]

Tendances internes

La NOS n'est pas un bloc homogène. Elle hérite des clivages du révisionnisme de l'entre-deux-guerres. Une étude récente de Jan Zouplna rappelle qu'au sein de l'Union révisionniste existaient déjà plusieurs tendances : une tendance plus institutionnelle autour de Jabotinsky, une aile radicale liée à Wolfgang von Weisl, une aile maximaliste emmenée par Abba Ahimeir, ainsi que des militants qui préfèrent rester dans l'OSM et former le Parti de l'État juif plutôt que de suivre la sécession de 1935.[20]

En octobre 1937, une conférence polonaise de la NOS révèle ouvertement ces tensions. Une partie des délégués se prononce pour un retour dans l'OSM afin de combattre plus efficacement la partition, tandis qu'un groupe de maximalistes quitte la conférence.[21]

Les archives palestiniennes de la NOS montrent qu'en 1939-1940 la fragmentation est devenue structurelle. Elles conservent des documents sur une Maximalist Faction, des blocs de redressement et diverses listes électorales d'ultra-orthodoxes sionistes, de Brit Yeshurun, de Nationalist Yemenites, d'artisans ou de non-affiliés politiques.[17][18][19]

Idéologie et programme

Objectif étatique et majorité juive

La NOS se distingue de l'OSM par l'explicitation de son objectif étatique. Elle affirme comme but immédiat la création d'un État juif en Palestine, avec une majorité juive sur les deux rives du Jourdain.[2][1]

Son programme combine nationalisme étatique, insistance sur les libertés civiles, justice sociale et rejet de la domination socialiste sur la vie politique du Yichouv.[1]

Rapport à la religion

Le congrès de Vienne de 1935 marque un tournant important dans les relations entre révisionnisme et religion. Selon une thèse doctorale consacrée à Jabotinsky et aux rapports entre révisionnisme et tradition religieuse, une partie du camp révisionniste comprend alors des libéraux anticléricaux, des athées déclarés et des proto-cananéens hostiles au religieux. Jabotinsky cherche pourtant à cette date un rapprochement avec le sionisme religieux et soutient l'insertion, dans le credo de la NOS, d'un engagement à imprégner la vie nationale juive de valeurs issues de la tradition et de la Torah.[22]

Cette orientation provoque une rupture avec certains militants radicalement antireligieux, comme Adya Horon. Les historiens hésitent entre l'interprétation d'un rapprochement sincère de Jabotinsky avec le religieux et celle d'un choix surtout tactique destiné à élargir la base de la nouvelle organisation.[22]

Boycott de l'Allemagne et opposition à la Haavara

Dès sa fondation, la NOS fait du boycott de l'Allemagne nazie un axe central. Une résolution adoptée au congrès appelle les Juifs et les non-Juifs à rendre le boycott mondial et complet. Elle condamne aussi explicitement l'accord de transfert (Haavara) conclu entre l'Allemagne nazie et les institutions sionistes qui y participent.[13][2]

Activité politique et diplomatique

Le projet d'assemblée nationale juive

Jabotinsky voit dans la NOS une tentative de doter un peuple sans État d'institutions représentatives propres. La charte adoptée à Vienne prévoit la création d'une Assemblée nationale sioniste ou Parlement juif, élu par l'ensemble des Juifs, qu'ils soient ou non membres officiels de l'organisation.[2][13]

Le congrès discute aussi d'une Légion juive pour la protection de la paix juive. Le projet n'est pas adopté comme structure immédiatement opérationnelle, mais une commission spéciale est créée sur ce sujet.[14]

Le plan décennal et la Pologne

À partir de 1936, la NOS développe une diplomatie propre, surtout en Pologne. En avril 1936, Jabotinsky et Jakob Damm rencontrent à Londres l'ambassadeur polonais Edward Raczyński ; parallèlement, des représentants de la NOS se rendent au ministère polonais des Affaires étrangères à Varsovie. Un bureau de la NOS y ouvre en juin 1936.[15]

Le 9 juin 1936, Jabotinsky rencontre Józef Beck et lui présente son plan décennal, conçu comme une solution à la question juive d'Europe orientale par l'émigration massive vers la Palestine. Le contenu public du plan, exposé notamment devant la commission Peel, prévoit l'admission de 1,5 million de Juifs en Palestine en dix ans afin d'y créer une majorité juive.[15][23][1]

Anti-partition et recherche d'alliances

Après les recommandations de la Commission Peel en 1937, la lutte contre la partition devient le principal axe public de la NOS. Des conférences révisionnistes en Palestine mandataire condamnent les négociations engagées par l'Agence juive sur cette base.[24]

En août 1937, la NOS cherche un terrain d'entente avec l'Agoudat Israël sur la base du refus de la partition. Les négociations achoppent notamment sur la question du suffrage féminin dans l'assemblée juive mondiale, mais elles débouchent sur l'idée d'une conférence commune anti-partition.[25][26]

La grande convention de Prague, tenue entre la fin janvier et le début février 1938, marque l'apogée politique de la NOS. Elle appelle les Juifs du monde à rompre avec l'OSM, relance le projet d'une assemblée nationale juive mondiale et autorise son exécutif à négocier avec différents gouvernements en vue d'une conférence internationale consacrée au plan décennal de colonisation juive de la Palestine.[27][28][29]

Rapport au Yichouv, au mandat britannique et à la violence

La NOS ne se confond pas avec l'Irgoun, mais elle appartient au même univers politique. Elle coopère avec l'Etzel, le Betar et d'autres cadres révisionnistes sur plusieurs fronts, notamment la propagande, la défense active et l'immigration clandestine.[4][30]

Dans son discours de Prague en 1938, Jabotinsky attaque la politique de retenue (havlagah) observée par le Yichouv officiel face aux violences arabes. Il affirme que cette ligne est devenue intenable.[31]

Dans le même temps, la NOS continue jusqu'en 1939 à rechercher une solution diplomatique dans le cadre du mandat britannique, ou à défaut par sa révision radicale. Devant la commission Peel, Jabotinsky réclame à la fois l'ouverture du Transjordanie à l'installation juive, l'organisation d'unités juives de sécurité et l'application du plan décennal. Il n'envisage un changement de puissance mandataire qu'à titre subsidiaire.[23]

Retour dans le mouvement sioniste et dissolution

Référendum et retour au Congrès

Après la guerre, la dynamique de séparation devient plus difficile à maintenir. Le référendum de 1946 marque le basculement décisif : plus de 70 % des 14 000 membres consultés en Palestine mandataire, en Afrique du Sud, en Angleterre et dans la Brigade juive choisissent la participation aux élections du Congrès sioniste mondial.[6]

Le 6 mars 1946, l'exécutif provisoire mondial de la NOS annonce officiellement sa participation aux élections du Congrès sioniste mondial, en expliquant que l'objectif étatique est désormais largement partagé dans le camp sioniste.[7]

Fusion et dissolution formelle

En mars 1946, la NOS fusionne en Palestine avec le Parti de l'État juif pour former les United Zionist-Revisionists. Une opération analogue est menée en Royaume-Uni et aux États-Unis, puis la fusion des exécutifs mondiaux est annoncée en mai 1946.[8][9]

En décembre 1946, le retour complet des révisionnistes au sein du mouvement sioniste unifié demeure conditionné à la disparition de l'organisation séparée.[32] La dissolution formelle de la NOS est finalement actée à la fin de l'année lors d'une conférence mondiale des United Zionist-Revisionists.[10]

Importance historique

La Nouvelle Organisation sioniste occupe une place charnière dans l'histoire du sionisme révisionniste. Elle constitue la tentative la plus ambitieuse de bâtir, en dehors de l'Organisation sioniste mondiale, un centre politique juif alternatif doté de ses propres élections, de sa propre diplomatie et de son propre programme étatique.[1][2]

Elle sert aussi de laboratoire à plusieurs évolutions majeures du camp jabotinskien : explicitation de l'objectif d'État juif, durcissement contre la partition, planification de l'émigration de masse hors d'Europe orientale, revalorisation tactique du religieux, affirmation d'une diplomatie révisionniste indépendante et retour final dans un cadre sioniste unifié lorsque celui-ci se rapproche d'une partie de ses objectifs.[11][15][22]

Voir aussi

Bibliographie

  • Jabotinsky and the Revisionist Movement 1925-1948, Frank Cass, 1988
  • A Marriage of Convenience: The New Zionist Organization and the Polish Government, 1936-1939, Columbia University Press, 1993
  • en Howard (Chanoch) Rosenblum Promoting an International Conference to Solve the Jewish Problem: The New Zionist Organization's Alliance with Poland, 1938-1939 Studies in Zionism 1991
  • en Jan Zouplna The Black Sheep: the Revisionist Union and the Zionism of the Interwar Era Araucaria 2025

Liens externes

Notes et références

Références

Notes et références

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  2. en https://en.jabotinsky.org/zeev-jabotinsky/life-story/hatzach/ Hatzach Jabotinsky Institute in Israel 10 mars 2026 ↑ 2 ↑ 3 ↑ 4 ↑ 5 ↑ 6 ↑ 7 ↑ 8 ↑ 9 ↑ 10 ↑ 11
  3. en https://en.jabotinsky.org/archive/search-archive/item/?itemId=103365 N.Z.O. Presidency, London, First National Convention in Prague Jabotinsky Institute in Israel 10 mars 2026 ↑ 2 ↑ 3
  4. en https://en.jabotinsky.org/zeev-jabotinsky/life-story/rescuing-jews/ Rescuing Jews Jabotinsky Institute in Israel 10 mars 2026 ↑ 2 ↑ 3 ↑ 4
  5. en https://herzl.haifa.ac.il/images/WithoutaMandateinternet2.pdf Without a Mandate Samuel Merlin University of Haifa / Herzl Institute 10 mars 2026 ↑ 2
  6. en https://www.jta.org/archive/new-zionist-organization-referendum-shows-members-want-to-return-to-world-z-o New Zionist Organization Referendum Shows Members Want to Return to World Z.O. Jewish Telegraphic Agency 5 février 1946 10 mars 2026 ↑ 2
  7. en https://www.jta.org/archive/new-zionist-organization-will-participate-in-elections-to-world-zionist-congress New Zionist Organization Will Participate in Elections to World Zionist Congress Jewish Telegraphic Agency 6 mars 1946 10 mars 2026 ↑ 2
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Rédigé par Super Admin · avril 2026