L'activisme

ideologie
L’activisme sioniste affirme que le sionisme ne doit pas rester une aspiration passive, mais devenir une action nationale concrète, politique et militaire, capable de libérer Eretz Israël, de sauver le peuple juif et de refuser toute résignation face à l’histoire.

L’activisme sioniste

Durant toute sa vie, Jabotinsky a servi la cause sioniste d’une manière constante, sans jamais ralentir son activité publique.

L’activisme sioniste de Jabotinsky repose sur un refus radical de la passivité. Cette idée est résumée dans le Shir Betar par la formule : « Ki sheket hou refesh » (כי שקט הוא רפש) — « car le silence est fange ». Pour Jabotinsky, le sionisme ne doit pas rester une aspiration abstraite ou une attente historique : il doit devenir une action nationale concrète, politique, diplomatique, militaire et quotidienne.

Au fur et à mesure que la Shoah approchait, son cœur s’enflammait fiévreusement afin de sauver son peuple, qui se débattait entre la vie et la mort.

En 1905 déjà, celui qui était le propagandiste principal du mouvement sioniste russe exigeait que le sionisme ne demeure pas seulement une aspiration passive, mais devienne une action de sauvetage dynamique, active et quotidienne :

Je n’ai rien fait pour l’intérêt commun du peuple juif, disent nos pères en nous regardant d’une façon triste et silencieuse.
Je n’ai rien fait car rien ne s’est produit autour de moi.
Notre époque ne ressemble aucunement à celle de nos pères. Autour d’eux, le silence et la torpeur dominaient. Autour de nous, le bruit et le tonnerre grondent.
Quelque chose est en train de s’écrouler. Des milliers d’aventuristes explorent des voies nouvelles. Des milliers de nouveaux drapeaux s’agitent dans l’air.
J’ai envie de vous crier de toutes mes forces : forgez le fer ! Forgez le fer ! Que le marteau n’échappe pas à vos mains, ne manquez pas ce moment.
Bientôt, la nuit de notre libération arrivera également : et à ce moment, nos petits-enfants exigeront qu’on leur rende des comptes.

Une politique nationale active

Le Roch Betar ne considérait pas seulement l’activisme comme une manière d’être, mais aussi comme une politique nationale en vue de la création d’un État juif sur les deux rives du Jourdain.

Pendant la Première Guerre mondiale, il exigea du mouvement sioniste qu’il prenne fermement position en faveur de la Triple-Entente et qu’il rompe avec sa neutralité honteuse.

Il lutta pour l’établissement d’un corps de volontaires juifs qui combattrait aux côtés de l’Angleterre afin de libérer Eretz Israël du joug ottoman et de donner une chance historique aux Juifs de se battre à nouveau pour leur terre.

Il continua une politique activiste durant le Mandat britannique, pour que l’esprit de la Déclaration Balfour se traduise par des actes en Palestine.

Contre le sionisme mesquin

La Gola a doté beaucoup d’entre nous d’une qualité d’acceptation des perspectives étroites et des aspirations insignifiantes.
Ces Juifs sont habitués aux endroits cachés. Leur sionisme est mesquin.
Ils disent que seul un sentier secret et étroit doit mener à Sion ; que les autres chemins ne peuvent y aboutir et doivent être obstrués.
Cette vision du monde est née au ghetto, elle appartient au ghetto ainsi que ses adeptes.
Pour ce qui est de nous, une conception différente guide notre combat.
Nous croyons en l’effort activiste et constructif du peuple juif.
Nous croyons que l’intensification de cet effort aboutira à la réalisation de notre objectif.
Et que Dieu vienne en aide aux hommes qui ne sont pas capables de s’aider eux-mêmes.

Sources

  • Archives du Betar
Rédigé par Super Admin · mai 2026